ENCORE UN WEEK-END NOIR POUR NOS ARBITRES

Notre Président National, Jean-Jacques DEMAREZ, ne décolère pas, face au silence assourdissant des instances fédérales, suite aux six nouvelles agressions ou graves incivilités et menaces de mort à l’encontre des arbitres, de ce dernier week-end.
Alors qu’une grande majorité des UNAF Départementales et Régionales, réussit à travailler de concert avec leur président de ligue ou de district respectif, pour dénoncer ces violences, l’UNAF au niveau national, est face à un mur.
Seule petite satisfaction, mais qui va prendre un certain temps, la Haute Autorité du Football, avisée régulièrement de ce grave problème par notre Président, s’empare de ce dossier. Elle vient de créer un groupe de travail sur l’arbitrage en général, dont un des principaux volets est « Les incivilités et les violences à l’encontre des arbitres et officiels dans le monde amateur ». Laurent UGO, Sabine BONIN et bien évidemment notre président en font partie. C’est ainsi que nos revendications remonteront jusqu’en haut de la pyramide de notre fédération.
Jean-Jacques DEMAREZ, au nom de l’UNAF, a téléphoné aux 6 arbitres concernés. Ces derniers apprécient tous ce soutien, d’autant plus, que par solidarité, ils reçoivent  également un message de soutien d’un arbitre de l’élite, via le SAFE. A n’en pas douter, qu’ils apprécieraient un petit message de soutien des instances fédérales. Ce n’est malheureusement jamais le cas. A croire qu’il n’y a que les arbitres de l’élite qui les intéressent, nous ne pensons pas être loin de la vérité en disant cela.
Le plus grave, c’est que ces six agressions de ce week-end, ont eu lieu dans les catégories U15, U17 et U18. Si l’UNAF n’avait pas été présente, ces jeunes arbitres, dont ce jeune du 93 qui a été lynché par plusieurs joueurs à la sortie du tramway qui le ramenait chez lui auraient été laissés à leur triste sort. A n’en pas douter, sans soutien, une majorité d’entre eux aurait arrêté l’arbitrage. Et dire qu’on parle en permanence de fidélisation.
Si elle n’approuve pas la politique fédérale sur ce sujet, l’UNAF remercie les Présidents de Ligue et de District qui sont sensibilisés à ce fléau et fait confiance à leur commission de discipline pour prendre les sanctions exemplaires qui s’imposent dans de tels cas.

Les arbitres ne comprendraient pas qu’ils puissent recroiser sur des terrains de sport de tels voyous.
Malgré ce manque de reconnaissance de la Fédération, le Comité Directeur National de l’UNAF et son Président, demandent à tous les arbitres de rester motivés et leurs rappellent leur soutien indéfectible. Soyons encore plus nombreux et plus solidaires, et nous gagnerons notre combat contre la violence.