LA SR GRAND-EST MET LES PIEDS DANS LE PLAT

Lors du dernier Conseil National, Hervé Boillot, le Président de la SR Grand Est, a fait circulé des documents qui ont été remis aux arbitres de cette grande SR. Il nous explique pourquoi. Ces documents sont issus d'un constat concernant la violence et sont destinés à venir en aide aux arbitres qu'ils soient du Grand-Est ou d'ailleurs.

UNAF: "Hervé, qu'elle est la situation de la SR au niveau de la violence ?"

"En ce qui concerne la violence, il est malheureusement indéniable que nous n’avons pu faire que le constat de l’augmentation des cas dans notre SR (notamment en Lorraine) depuis plusieurs mois (saison dernière et 1ere partie de celle-ci). Mais ce qui est inédit c’est le niveau de compétition auquel se produisent ces actes répréhensibles. En effet le premier échelon régional, la DH, est maintenant touchée et il en va de même pour la DHR."
               
UNAF: "En tant que Président de la SR Grand Est, qu'est-ce qui a motivé l'envoi d'un courrier aux arbitres ?"

Hervé: "Le document intitulé « STOP » est le « fruit » d’un autre constat assez effarant : dans plusieurs cas des arbitres agressés physiquement (y compris des « anciens »..) ont tout simplement continué la rencontre, après avoir tout de même (heureusement.. !) exclu le coupable. Ce qui revenait, quelque part, à banaliser, l’acte inadmissible. En arrêtant le match il est bien évident que l’impact auprès des autorités du football mais aussi des services de police est tout autre. Le dossier n’est pas traité simplement en commission de discipline avec les tentatives de minimisations habituelles et dans un certain anonymat,  mais est repris par les médias locaux. Le club de l’agresseur est forcément  beaucoup plus impliqué, perd le match et peut se voir retirer des points…On peut ainsi espérer que les joueurs à problèmes seront pour le moins sérieusement mis en garde, voire plus, par les dirigeants et même les coéquipiers de ces individus."
               
UNAF: "La SR a édité deux documents très pertinents concernant l'arrêt ou pas d'un match. Pourquoi ces documents ?"

Hervé: "Un autre constat a été remarqué : aussi étonnant que cela puisse paraître, le sujet de la conduite à tenir en cas d’évènements graves (comme ces agressions physiques) n’est pas du tout abordé dans la formation des arbitres qu’ils soient en phase d’apprentissage ou même dans les stages annuels pour les titulaires de tous niveaux. A ce sujet, la demande de l’ajout d’un module qui va dans ce sens, fait partie des sollicitations qui vont être l’objet de nos discussions avec le président de la Ligue Grand Est lors d’une toute prochaine entrevue. Ces deux documents, émanant exclusivement de l’UNAF, ont été remis à chaque arbitre et sont de simples aides à la décision d’arrêter ou non un match. Car ce serait bien entendu très « contre productif » si les rencontres étaient stoppées pour un oui ou pour un non et cela produirait un effet négatif sur l’arbitrage qui n’a pas besoin de cela…Ces 2 documents ainsi que la lettre intitulée « stop » ont été remis au président de la Ligue (lorraine, car la ligue G.E. n’était pas encore « née ») en tout début de saison et l’aval à leur diffusion a été donné."
               
UNAF: "Quel(s) eccho(s) avez-vous donné auprès des clubs et quel bilan en tires-tu ?"

Hervé: "La « publicité » de ces dispositions auprès des clubs s’est faite par les interventions dans les différentes AG, dans la presse et par le » bouche à oreille »..Une dizaine de rencontres de tous niveaux, Ligue et District, ont ainsi été stoppées et les impacts, comme prévu, sont beaucoup plus forts. Mais quelques cas sont encore à déplorer où des arbitres agressés ont eu peur de mettre fin aux débats.
Néanmoins il est encore un peu tôt pour tirer des enseignements définitifs et un point sera fait après la fin de saison. Dés le commencement de la saison 2017/2018 l’accent sera mis lors de nos interventions UNAF dans les stages, sur le réflexe normal que tout arbitre doit avoir en cas d’agression sur sa personne.
"

Vous trouverez les documents ci-dessous.